T316 蓮生活佛法文文集166開光安座的大典La grande cérémonie de l'inauguration d'un temple(2)End

■Le bouddha vivant Lian-sheng    Sheng-yen Lu

■Book166 - Journal des voyages spirituels

 ~Un autre genre de manifestation du prodige~

■Traduit du chinois par Sandrine Fang

■Copyright © Sheng-yen Lu ©2012, Éditions Darong

 

J'étais bien conscient que si mon esprit s'installait dans la statue dorée du bouddha Sâkyamuni, je ne manquerais pas de nourriture ni de vêtements ; les gens me vénéreraient et me feraient des offrandes ; j'en serais très honoré, j'en éprouverais une sensation incomparable et mon coeur serait rempli de bonheur.

 

Pourtant, moi qui étais en train de pratiquer la méditation au Lac foliacé, je passerais vraiment de vie à trépas assis à la manière des bouddhas.

 

Je me demandais également comment je pourrais habiter dans la statue dorée du bouddha Sâkyamuni. N'usurperais-je pas le nom de Sâkyamuni ?

 

Je me souviens de Tou-shun, un moine bouddhiste de la dynastie des Tang. Il était l'incarnation du bodhisattva Manjushrî. Lorsque Tou-shun se rendait dans un temple où séjournaient des divinités déguisées, des génies ou des spectres, peu lui importait que ce fût à une époque où habitait un esprit de l'arbre ou à celle où séjournait un dragon dépravé, ou bien que l'endroit fût hanté par une centaine de spectres, il suffisait que Tou-shun jetât un coup d'oeil sur le temple pour que l'édifice se consumât immédiatement.

 

Aujourd›hui, si je prenais possession de la statue et si je rencontrais le bonze Tou-shun ou un autre moine éminent, ne deviendrais-je pas un misérable ? Je me cultivais dans la pratique de la perfection, j'étais absent à toute requête, et ma pratique de la perfection ne consistait pas à obtenir quelque chose mais seulement à accomplir le voeu de bodhi que j'avais formé, c'est-à-dire à offrir mon coeur authentique, à chercher en haut le Fruit de bouddha et à secourir ici-bas les êtres vivants.

 

Heureusement, j'étais quelqu'un de lucide, de clairvoyant, de conscient, de perspicace. Bien que je fisse mon voyage spirituel, mon esprit restait encore clair, pur, extrêmement limpide ; il n'était pas chaotique ni perdu en des discussions confuses. Je devais entreprendre les choses de façon rationnelle. Mon intelligence devait être pleine et ma conscience demeurer juste. Je me dirigerais ainsi vers la grande voie de la Loi droite. En tant qu'homme libre qui se détache de tout, quelle nécessité y a-t-il de recevoir encore des sacrifices et de jouir de la fumée de l'encens du monde ?

 

D'ailleurs, dans ce temple, les génies des montagnes, des forêts et des eaux étaient trop nombreux ; les affaires séculières et importunes étaient abondantes ; la consultation du sort et la pratique de la divination étaient infinies. Ce serait une préoccupation ennuyeuse qui ne prendrait jamais fin ; je ne pourrais jamais me libérer des futilités de ce monde. Ne m'enfoncerais-je pas dans la causalité et dans le samsâra des Six Voies⑦ ?

 

À la seule pensée de l'usurpation du nom honorifique de Sâkyamuni, la sueur ruisselait le long de mon corps.

 

Je sortis immédiatement du temple et m'en allai. Je poursuivis mon voyage spirituel. Je rendis mes lumières invisibles. Elles se déplaçaient très vite, en un instant à mille et dix mille lis.

 

L'appel du vieux génie renard retentit derrière moi :

 

— Monsieur, je vous prie de rester ici pendant quelques jours, d'accepter d'être notre invité, notre hôte ! Nous allons organiser une grande cérémonie religieuse qui durera sept jours, et vous pourrez manger à satiété.

 

J'agitai la main en signe de remerciement, et je partis.

 

Au moment où je repris mon voyage spirituel, je vis soudain des flammes étincelantes, pareilles à une gerbe de flambeaux, qui illuminaient le ciel de tous côtés. Je les contemplai à nouveau. En fait, au milieu de ces flammes se trouvait un grand nombre de corbeaux à la figure d'aigle pêcheur, dont les pattes étaient longues, le dos noir et le ventre blanc. Chacun d'eux crachait des flammes.

 

Je criai de surprise :

 

« C'est une troupe de corbeaux de feu ! »

 

Un esprit divin, assis sur un véhicule de nuages tiré par deux dragons, accompagnait la troupe de corbeaux de feu. Cet esprit divin était justement Chu Jung, le génie tutélaire du feu.

 

— Où allez-vous ? lui demandai-je.

 

Le génie tutélaire du feu me reconnut. Comme nous étions de vieilles connaissances, il ne me cacha pas la vérité :

 

— Un temple vient tout juste d'être érigé au pied d'une montagne. Depuis son inauguration, il est envahi par des génies des montagnes, des forêts et des eaux. Je m'y rends avec une troupe de corbeaux de feu pour l'incendier afin qu'il ne devienne pas dans les jours à venir un repaire de démons et que le peuple, les paysans, n'en soient pas victimes.

 

À ces propos, je ne trouvai rien à ajouter.

 

Néanmoins, je me dis intérieurement : « J'ai eu de la chance.»

 

Pour un pratiquant de la perfection, le chemin est semé d'embûches. On doit se garder de toutes sortes de désirs et s'écarter, de surcroît, des démons et des doctrines hérétiques. Même si on possède le pouvoir de faire voyager son esprit, il faut tout de même avoir le coeur tranquille et libre, et purifier ses Trois Poisons⑧. Le seul objectif à atteindre, pour l'avenir, est le maha Étang au Double Lotus.

 

Il va sans dire que la responsabilité des pratiquants de la perfection consiste à faire du bien aux autres, en leur faisant connaître le dharma et en le propageant. C'est de cette manière que les pratiquants peuvent faire apparaître une belle vie. Ils entreprennent cette oeuvre avec persévérance et maintiennent la continuité de leur pensée pure.

 

Toutefois, un poème de Pai Chü-i⑨ me revint à la mémoire :

 

Les herbes sont éparses sur la plaine,

 

Les unes desséchées, les autres luxuriantes ;

 

Des incendies ne cessent d'éclater,

 

Elles repousseront encore quand le vent printanier soufflera.

 

 – fin –

 

⑦La roue de transmigrations des six conditions d'existence : la voie du Deva, la voie de l'Homme, la voie de l'Asura, la voie de l'Enfer, la voie de l'Esprit affamé et la voie de l'Animalité.

⑧L'avidité, la colère et la stupidité.

⑨Homme de lettre et poète chinois (772-862).

T315 蓮生活佛英文文集103-Feted To The Western Paradise接引往西方(1)

■Book 103 -     The Great Spiritual Response Of Tantrayana

■Written by Master Sheng-yen Lu 

■Preface

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Contact Address: 3440 Foothill Blvd. Oakland CA 94601, U.S.A.

People curse at Lu Sheng Yen: ”Lu Sheng Yen will die”.

When I heard this, I broke into laughter, ”Surely, Lu Sheng Yen will die.”

Previously Shakyamuni Buddha wrote a song:

All the human beings in this world,

They must suffer in their births and deaths,

Even if their lives are ten thousand years,

Eventually the life must end.

There are good luck and bad,

Togetherness and separation,

Youth will never be lasting forever,

The healthy ones will fall ill,

The wheel of suffering is without border,

and it turns without stopping,

Even the three realms will decay

The samsara world will not be spared.

Avadanas sutra said:

”Just like the flowing water, there is no turning back. So is the human life, they will never return from their journey.”

The six paramitas Sutra said:

”A human life is just like bring a cow to the abattoir, when the cow takes a step forward, it is a step closer to its death. The passage of a day for man is the same as the step taken by the cow, it is closer to his death.”

The correct doctrine Sutra said:

”The king of death swallows human life, 

while we drink from youth to old age,

A strong and healthy man will finally become ill,

The world is full of ignorant beings.”

I said:

”Lu Sheng Yen will die, he will surely die”

  ●

My death will be an event of solemnity and perfection.

When I die:

Heavenly flowers will be sprinkled from the air,

Rainbow lights will be dancing in the air,

Mantra sound will be reverberating in the air,

The dharmakaya brightness will be radiating in the air,

Lotus flowers will fill the air.

When I die, I will have the dignity of purity, Buddha palace,surupa (The wonderful body), being feted by all the bodhisattvas, beneficial to all, dharma seat, presiding elders, immoveable, everyone will praise and make offering.

The honour I will receive during my death is seldom seen in this world.

  ●

I have three types of body.

 

First Dharmakaya, it's non-material, non-appearance,non-attachment,cannot be seen, cannot be described, without a fixed location, without form, not subject to transmigration, non-birth, non-destruction, non-comparison.

Second Sambhogakaya,

It is pure and clean, without filth, very solemn and has a lot of merit.

Third Nirmakaya

Living Buddha Lian Shen Lu Sheng Yen

When the cause of coming to this world comes to an end, I shall disappear from the earth and return to Maha Double Lotus pond, to the Sambhogakaya realm.

This is a stage which is beyond speech and thought. The three types of body can embody into one, it can be separated into three.

  ●

In my sermons this life, I advocate the following:

1. Do no evil, uphold all good deeds.

2. Know the sufferings, and eradicate ignorance. Cultivate and be enlightened.

3. Make vow to succour more human beings.

4. Cut off all the attachments, end the cycle of life and death, obtain Buddhahood.

I use the following soul deliverance rituals on the disciples:

soul deliverance for Bardo, soul deliverance for changing illusions to nets, soul deliverance for kindness-tracing, soul deliverance for merit cultivation, soul deliverance for posthumous fame.

Brahma-net Sutra said:

”On the day of the death of parents or brothers, you must invite dharma master to talk about the precepts of Bodhisattva. This is for the purpose of accumulating merit for the deceased so that he will be able to see the Buddha, and be born in human or heaven realm.”

It is also said:

”On the day of death of parents, brothers, or guru you must read, recite and conduct sermons on Mahayana sutras.”

It is said in the ten directional pure lands sutra of empowerment and rebirth according to wishes:

”Only one seventh of the merit in memorial service will reach the deceased, the rest will be credited to the person who organised it”.

I declare:

”There is a seven days to rebirth in Western Paradise in Mahayana, the same is applied to Tantra. When the disciples learn the Tantra, Maitreya Buddha and I will fete them to transmigration.”

 

-To be continued-

T315 蓮生活佛法文文集166開光安座的大典La grande cérémonie de l'inauguration d'un temple(1)

■Le bouddha vivant Lian-sheng    Sheng-yen Lu

■Traduit du chinois par Sandrine Fang

■Copyright © Sheng-yen Lu ©2011, Éditions Darong

Lors d'un voyage spirituel —

J'aperçus un groupe d'individus. En réalité, ce n'étaient ni des êtres humains ni des amanusya (des êtres non humains), mais un essaim de génies des montagnes, des forêts et des eaux, qui vagabondaient dans l'espace. C'était une espèce de génie qui ressemblait aux spectres.

Ils se trouvaient devant moi.

Je marchais sur leurs talons. (Je dissimulais mes trois lumières①.)

J'arrivai à un endroit où je vis un temple splendide, qui étincelait d'or et de jade. À son frontispice était suspendue une tablette horizontale portant cette inscription honorifique de quatre mots : Wei Ling Hsien He (la majesté de sa puissance et l'efficacité de son pouvoir se manifestent dans tout leur éclat). C'était un nouvel édifice.

Tous les génies des montagnes, des forêts et des eaux y pénétrèrent, et je m'y engageai après eux. En fait, les gens étaient en train de procéder à l'inauguration du temple nouvellement construit. Un bonze qui veillait aux rites y présidait la consécration des icône représentant les divinités et l'inauguration des statues de bouddhas ; des disciples laïques bouddhistes, vêtus d'une robe rituelle noire, récitaient en même temps un sûtra.

Les statues de bouddhas et les figures d'esprits divins scintillaient et jetaient un vif éclat doré. Tous ces présents avaient été offerts en toute sincérité par des dévots. Les statuettes de bouddhas et de divinités étaient innombrables. Elles occupaient l'espace du temple de manière extraordinaire.

Les génies des montagnes, des forêts et des eaux se mirent à parler :

— Je veux habiter dans l'icône du seigneur Troisième Prince en devenant un seigneur Troisième Prince, dit un petit spectre.

— Je veux demeurer dans la statue du bodhisattva Avalokitésvara en devenant un bodhisattva Avalokitésvara, dit un spectre féminin.

— Je veux loger dans la statuette de l'esprit tutélaire du territoire en devenant un génie du lieu, dit un vieux spectre.

— Je veux séjourner dans l'image de Chi Kung en devenant un Chi Kung, dit un spectre ivrogne.

— Je veux m'installer dans la statue du seigneur Chenghuang (génie protecteur de la ville) en devenant un seigneur Cheng-huang, dit un yaksa②.

[…]

Je remarquai que le maître officiant n'était pas un pratiquant vertueux et que son corps, comme une masse de boue souillée, ne répandait pas de lumière. Comment pourrait-il « attirer la lumière par la lumière » ? Il n'était pas étonnant qu'il séduisît un certain nombre de spectres qui se disputaient la priorité de la possession des statues. Qu'aurait-il fallu faire ? Un temple imposant, les images majestueuses des bouddhas et des bodhisattva, la grande et sérieuse cérémonie de l'inauguration du temple, mais voilà que tout prenait l'ampleur d'une grave catastrophe !

Je voulais m'en aller quand un vieux génie renard m'arrêta, puis me dit :

— La lumière et l'énergie de monsieur sont revenues à des vérités authentiques, à leur nature primitive ; vous êtes doté d'un pouvoir prodigieux et illimité ; vous êtes déjà parvenu à l'état des Immortels ; vos Trois Originels③ sont rentrés dans l'Un, tout librement et aisément. Quelle nécessité pour vous de vous en aller en faisant encore voyager votre esprit ? Il vaudrait mieux que vous gardiez la statue du bouddha Sâkyamuni en votre possession tout en jouissant de la fumée de l'encens offert par le genre humain. Si vous restez dans ce temple, on pourra au moins éviter les influx néfastes, supprimer quelque peu les Trois Poisons④ et les Six Désirs⑤, et porter secours aux êtres vivants en accord avec les facteurs qui conditionnent une situation. Qu'en pensez-vous ?

Ayant entendu cela, j'éprouvai une grande frayeur.

— Non, je ne peux pas. Si je jouis de la fumée de l'encens offert par les gens ici-bas, tous les efforts que j'ai accomplis seront réduits à néant, et ce n'est pas ce que je souhaite.

Le vieux génie renard m'interrogea, l'air étonné :

— Monsieur, si vous ne voulez pas devenir le bouddha

Sâkyamuni, pourquoi êtes-vous venu ici ?

Je lui répondis :

— Ce n'est qu'un voyage spirituel, en accord avec les facteurs qui conditionnent la situation.

Il en éprouva une grande joie et dit :

— Monsieur, si vous ne prenez pas possession du corps et si vous êtes seulement venu flâner, il ne me reste qu'à m'en approprier !

Le vieux génie renard habita aussitôt la statue du bouddha Sâkyamuni.

Je sortis silencieusement du temple. Je levai la tête pour regarder le ciel, puis poussai un soupir. Quelle grande cérémonie d'inauguration ! Ce n'étaient que formalités compliquées et cérémonies inutiles. Par ailleurs, les apparences étaient trompeuses.

Aujourd'hui, un grand nombre de maîtres officiants ne sont que des religieux qui courent partout pour interpréter un oracle d'après les livres canoniques. Évidemment, c'est un métier qui permet de gagner sa vie. Cependant, hormis la compréhension profonde et l'interprétation des oracles, il leur faut saisir réellement le sens des livres canoniques et le mettre en pratique. Ce n'est que de cette façon qu'ils pourront être considérés comme de véritables maîtres officiants ! (Connaître à fond le Tripitaka⑥, pratiquer assidûment le dharma du Bouddha, prendre le dharma pour maître.)

                                                         - à suivre -

①Ce sont la Lumière dorée, la Lumière de bouddha, la Lumière de l'esprit.

 

②Un des démons qui demeurent, pour les uns, sur la terre, pour les autres, dans les airs et, pour d'autres encore, dans les cieux inférieurs.

③L'essence, le souffle et l'esprit.

④L'avidité, la colère et l'ignorance.

⑤La beauté du visage, l'aspect physique, l'attitude, le son de la voix, la douceur de la peau, les caractéristiques personnelles.

 

⑥L'ensemble des textes canoniques du bouddhisme : Vinayapitaka (disciplines monastiques), Sûtrapitaka (prédication du Bouddha et récits édifiants), Abhidharmapitaka (ouvrages didactiques et philosophiques).

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